Le changement est régulièrement mal vécu, car pas souvent choisi, mais subi. J’expose ici 3 idées reçues sur le changement, et quelques pistes pour les résoudre.

Obstacle 1 : le changement comme un mur trop haut « je n’y arriverai jamais ».
Quand le changement à négocier prend des allures de mur infranchissable, nous pouvons nous sentir légitimement impuissants. Ce « je n’y arriverai jamais » décrit le sentiment d’impuissance, parfois de submersion, devant un changement qui nous parait trop grand, inaccessible. Certaines personnes en arrivent à abandonner, à se laisser glisser vers le retrait, voire un état de tristesse profonde… Un objectif trop grand nous englouti, nous submerge, nous désespère. Nous ne sommes pas préparés, nous nous sentons incompétents.
Casser le mur en briques
Le même but, oui, mais en plusieurs étapes. Le coaching d’accompagnement, c’est vous accompagner sur votre chemin. L’idé” est de ne plus voir la montagne trop haute et trop lointaine, mais porter son regard moins loin, découper le changement en étapes, et marcher sur un chemin qui est finalement tout à fait praticable. D’ailleurs, personne n’a jamais claqué des doigts pour arriver à son objectif.
Obstacle 2 : ” ce n’est pas facile, donc ce n’est pas le bon chemin “
J’entends parfois dire ‘ écoute, si ça ne marche pas rapidement, c’est que ce n’est pas le bon chemin”. Si ce qu’on vise est facile, est-ce un changement ? Par définition, le changement n’est pas facile, car le changement correspond à ce qu’on ne connait pas encore : on ne maitrise pas ce qu’on ne connait pas, on n’est pas familier avec ce qu’on ne connait pas, on n’a pas une relation spontanée avec ce qu’on ne connait pas : devant l’inconnu, nous improvisons, nous nous trompons, nous devons apprendre.
Transformer l’échec en apprentis-sage
La difficulté est tout à fait normale, et il serait même anormal de ne jamais se tromper. Au contraire, chacun a le pouvoir de choisir de prendre le changement par un autre angle de vue, celui de renoncer à la ligne droite, de choisir d’aimer le chemin de la créativité qui va de l’idée à la réalisation, et d’embrasser l’inconnu. Chacun peut choisir de dire « chouette, un problème, comment je vais le résoudre ? ça me barbe, car je voudrais être déjà arrivé à destination, mais en résolvant cet obstacle, j’aurai appris de nouvelles choses » et puis, souvent, lâcher prise avec l’obsession de réussir vite comme dans les fictions. Et chacun est libre de considérer des échecs comme des essais necessaires à la réussite prochaine.
Obstable 3 : ” la changement DOIT se faire comme je l’entends, et pas autrement ! “
C’est le changement impossible : Si la méthode, la manière, et le processus doivent impérativement être ceux de la personne qui est dans le changement, comment cette personne pourrait-elle connaitre autre chose que ce qui existe déjà ? Si ce qui existe ne fonctionne plus, alors on tourne en rond !
Casser la vérité
S’il y a une seule chose qui est contraire au changement, c’est bien la rigidité de la vérité établie. Le changement, c’est une danse souple avec la vie, c’est cueillir, récolter, échanger, ouvrir ses sens ; Aux personnes qui sont dans la vérité unique, je poserai quelques questions socratiques, mais j’annoncerai que l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne. A partir de là, c’est un choix personnel à faire.
